Le Blackjack est un jeu de cartes de casino, qui serait dérivé du « vingt-et-un » joué en France au XVIIe siècle.
Le jeu oppose chaque joueur à la « banque », qui représente le casino. L’objectif, pour les joueurs, est d’obtenir une combinaison de cartes approchant le plus possible vingt-et-un points, sans les dépasser. Un joueur dépassant ce seuil fatidique « crève » ou « saute », selon le jargon dédié.
La valeur des cartes est la suivante : de 2 à 10, la valeur de la carte correspond à sa valeur faciale. Chaque figure vaut 10 points, et l’As peut valoir, selon le choix du joueur, 1 ou 11.
On dit d’une paire de cartes qu’il s’agit d’un « blackjack » lorsqu’elle est composée d’un As et d’une figure : elle est d’une valeur supérieure au « vingt-et-un », qui pourrait pas exemple être composé d’un As et d’un 10 ou de trois cartes.
Le jeu se déroule comme suit :
En début de partie, le croupier distribue une carte à chaque joueur et à lui-même, face visible, puis une carte face visible à chaque joueur, et une face cachée à lui-même, de sorte que chaque joueur se retrouve avec deux cartes visibles, alors que le croupier possède une carte cachée et une carte visible.
C’est alors au premier joueur à gauche du croupier de parler. S’il désire une carte supplémentaire afin de s’approcher des vingt-et-un points, il doit dire « carte ».
Un joueur peut demander autant de cartes qu’il le veut. S’il dépasse les vingt-et-un points, il perd sa mise, et c’est au joueur suivant de parler. Si le joueur veut s’arrêter, il doit dire « servi ».
Une fois que tous les joueurs ont terminé de parler, le croupier révèle sa carte cachée. S’il obtient un score inférieur à 17, il doit tirer une carte et l’ajouter à ses cartes, jusqu’à obtenir un score au moins égal à 17.
S’il dépasse 21, tous les joueurs restants gagnent et doublent leur mise. S’il obtient un score entre 17 et 21, les joueurs restants possédant une main supérieure à celle de la banque doublent leur mise.
Les joueurs à égalité avec la banque conservent leur mise, et les joueurs possédant un score inférieur à celui de la banque perdent. Un « black jack » vaut toujours plus qu’un simple 21.
Il s’agit de la procédure classique, mais il convient d’ajouter que les joueurs peuvent parfois opter pour d’autres solutions.
Il est possible, par exemple, d’obtenir une « assurance » : si la première carte du croupier est un As, le joueur peut s’assurer contre un éventuel « blackjack » de la banque : si le croupier fait « blackjack », le joueur garde sa mise et son assurance.
Si en revanche la banque ne fait pas « black jack », la banque conserve l’assurance. L’assurance vaut la moitié de l’enjeu.
Si un joueur possède deux cartes de même valeur, il peut doubler sa mise et séparer ses jeux. Concrètement, si un joueur possède deux 5, il peut par exemple constituer, moyennant le doublement de sa mise, deux jeux comptant chacun une carte 5.
Les deux jeux sont alors totalement indépendants, et valent chacun pour une mise initiale.
Si les deux jeux battent la banque, le joueur ramasse le double de ce qu’il aurait gagné sans doubler.
En revanche, si le joueur double une paire d’As, de 10 ou de figures et obtient un « black jack », il ne fait que doubler sa mise.
Il existe quelques stratégies au blackjack. La plus simple consiste à comparer simplement sa carte à celle du croupier pour décider de demander une carte ou non.
Une technique plus élaborée consiste à compter les cartes déjà distribuées pour savoir quelles sont celles qui restent dans le sabot et optimiser ses chances de gagner en prenant en compte les probabilités d’améliorer sa main ou de « sauter ».
Il est à noter que ces règles sont les règles françaises et qu’il peut exister des variations selon le pays dans lequel on joue au Black Jack.
On peut par exemple évoquer le fait qu’on utilise une « holecard » aux Etats-Unis (le croupier cache une carte de plus), ou que la règle du 17 soft (c'est-à-dire que le croupier reste à As+6, sans tirer une carte supplémentaire et ainsi bénéficier du choix de la valeur de l’As) n’est pas appliquée partout...
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